Microblading, maquillage permanent, tatouage : comment vérifier que votre praticien travaille dans les règles ?

Praticien réalisant un microblading dans le respect des règles d’hygiène

Microblading, maquillage permanent et tatouage ont un point commun : ils impliquent une intervention sur la peau et peuvent nécessiter l’introduction de pigments. Ces gestes ne sont donc pas anodins. Avant de réserver une prestation, quelques vérifications simples permettent de mieux évaluer le sérieux du professionnel, la qualité de son environnement de travail et les précautions prises pour limiter les risques.

Microblading et hygiène : vérification du praticien
Vérifier la formation et la déclaration du praticien avant une prestation de microblading ou de tatouage.

Vérifier la formation et la déclaration du professionnel

En France, les personnes qui pratiquent le tatouage par effraction cutanée, y compris le maquillage permanent, doivent respecter des obligations précises. Le microblading entre également dans ce cadre lorsqu’il consiste à introduire des pigments dans la peau. Avant le rendez-vous, il est donc légitime de demander au praticien s’il a bien suivi la formation prévue en matière d’hygiène et de salubrité.

La formation hygiène et salubrité permet notamment d’acquérir les connaissances nécessaires sur la prévention des infections, l’asepsie, la désinfection et la gestion du matériel. Les règles d’hygiène et de salubrité font ainsi partie des premiers éléments à vérifier lorsqu’une prestation implique une effraction cutanée.

La formation initiale comprend au minimum 21 heures, avec une partie pratique. Le professionnel doit également avoir déclaré son activité auprès de l’Agence régionale de santé compétente pour son lieu d’exercice. Un praticien sérieux doit pouvoir fournir des réponses claires sur ces différents points, sans rester vague sur ses démarches.

Observer l’hygiène du matériel et du poste de travail

L’état général du lieu donne déjà plusieurs indications. Le plan de travail doit être propre, dégagé et organisé de manière à limiter les contaminations. Les surfaces utilisées pendant la prestation doivent pouvoir être nettoyées et désinfectées correctement. La présence de gants ne suffit pas à elle seule : elle doit s’accompagner des autres mesures d’hygiène nécessaires.

Il convient surtout de regarder le matériel qui entre en contact avec la peau. Les aiguilles et autres éléments à usage unique doivent être neufs et réservés à une seule personne. Lorsque le matériel est stérile et conditionné individuellement, l’ouverture de l’emballage devant le client constitue un signe rassurant.

Le praticien doit aussi respecter une bonne hygiène des mains et changer de gants lorsque cela est nécessaire. Les déchets issus de la prestation ne doivent pas être déposés avec les déchets ordinaires lorsqu’ils présentent un risque infectieux. Ces éléments permettent d’évaluer plus concrètement les précautions prises par le professionnel.

S’intéresser aux pigments et aux produits utilisés

La qualité du résultat dépend du geste du professionnel, mais la sécurité passe également par les produits injectés dans la peau. Les encres utilisées pour le tatouage et le maquillage permanent sont soumises à des règles de composition et d’étiquetage. En Europe, certaines substances sont interdites ou limitées afin de réduire les risques pour la santé.

Avant une séance, le client peut demander à connaître la marque des pigments, leur provenance et les informations présentes sur l’étiquette. Un produit conforme doit notamment permettre d’identifier son lot et comporter les mentions réglementaires utiles. Sa stérilité constitue également un point important.

Il vaut mieux se méfier d’une encre présentée dans un récipient sans étiquette, d’un produit transvasé sans traçabilité ou d’une réponse imprécise sur son origine. La prudence reste d’autant plus importante que certaines réactions peuvent apparaître après la prestation. Cette vigilance concerne également d’autres techniques esthétiques, pour lesquelles il est utile de connaître les précautions à prendre, comme l’explique cet article consacré à l’épilation laser et aux précautions à respecter.

Poser quelques questions avant de prendre rendez-vous

Une courte discussion permet enfin de lever plusieurs incertitudes. Le praticien doit pouvoir expliquer le déroulement de la séance, les mesures prises avant le geste et les soins à suivre ensuite. Pour un tatouage ou un maquillage permanent, les informations concernant les risques et les précautions après la prestation doivent être communiquées au client.

Il est donc utile de demander comment le matériel est préparé, quels produits sont utilisés et comment le poste est désinfecté entre deux clients. Des photos du salon peuvent donner une première impression, mais elles ne remplacent pas des réponses précises.

Certains signaux doivent inciter à reporter la prestation : refus de présenter les informations demandées, aiguilles déjà sorties de leur emballage, espace de travail mal entretenu ou absence d’explications sur les soins à respecter. Le prix ou la qualité des photos publiées sur les réseaux sociaux ne permettent pas d’évaluer à eux seuls le niveau de sécurité.

Microblading, maquillage permanent et tatouage nécessitent donc un choix attentif du professionnel. Vérifier sa formation, sa déclaration, son matériel et la traçabilité des encres permet d’aborder la prestation avec davantage de sérénité. Une démarche simple, qui repose surtout sur l’observation et sur quelques questions posées avant le rendez-vous.

Retour en haut