Allergies alimentaires : un décryptage essentiel des étiquettes

L'obligation d'information est liée aux produits composant une recette.
L'obligation d'information est liée aux produits composant une recette. © Korta

Être allergique à un aliment peut être un casse-tête quotidien. À quel endroit l’allergène est-il mentionné sur l’emballage ? Comment savoir si les produits non emballés en contiennent ? Heureusement, depuis 2014, une réglementation plus stricte permet d’y voir plus clair sur les étiquettes.

Aujourd’hui, 3 à 10 % des Français souffrent d’allergie alimentaire. La liste des allergènes les plus courants est mise à jour régulièrement. Actuellement, cette liste contient quatorze aliments, parmi lesquels les oeufs, les poissons, le lait, les fruits à coques, l’arachide, les crustacés et les mollusques, le soja, le céleri, la moutarde, les graines de sésame, les céréales contenant du gluten, le lupin, l’anhydride sulfureux et les sulfites. Chez un sujet sensible, l’allergène peut provoquer de l’urticaire, déclencher une crise d’asthme ou des palpitations cardiaques, entraîner des diarrhées ou encore des vomissements. Il peut aussi causer des troubles parfois plus graves tels un oedème de Quincke. La vigilance s’impose.

Les allergènes doivent être écrits en gras ou en italique

Depuis décembre 2014, l’obligation de mentionner la présence d’allergènes dans les aliments a été renforcée. Même à très faible dose, les allergènes doivent être écrits en gras ou en italique dans la liste des ingrédients, présente sur l’emballage. Ainsi, le consommateur peut les repérer d’un simple coup d’oeil. Exit également les codifications obscures : par exemple, « E 322 » devient « lécithine de soja ». En revanche, si le nom de l’aliment fait clairement référence à un allergène, son indication n’est pas obligatoire dans la liste des ingrédients : par exemple, il est évident qu’il y a du lait dans la crème fraîche, le fromage ou le beurre.

Les consommateurs sont également mieux informés sur les allergènes contenus dans les produits non préemballés comme le pain, les pâtisseries, les plats dans les restaurants ou les produits à la coupe dans les supermarchés. La liste des ingrédients doit être disponible par écrit à proximité du produit concerné, pour que chaque client puisse être certain de ce qu’il achète.

Contactez un allergologue lorsque vous suspectez une allergie

L’obligation d’information est liée aux produits composant une recette. Mais on l’a tous remarqué, la plupart, voire la totalité des étiquettes comportent une mention du type « peut contenir des traces de… ». En effet, lors de la fabrication d’un produit alimentaire, de son stockage ou de son transport, il est tout à fait possible qu’il soit « contaminé ». D’autres allergènes peuvent alors s’introduire dans le produit. Bien évidemment, l’industrie alimentaire doit tout mettre en oeuvre pour réduire cette contamination mais, comme l’assurance zéro contamination n’est pas possible, elle signale ce risque aux consommateurs.

Il faut donc rester vigilant et contacter votre médecin ou un service d’allergologie d’un hôpital si vous suspectez une allergie. Les personnes fortement allergiques à un aliment doivent avoir avec elles à tout moment une trousse d’urgence pour réagir en cas de choc anaphylactique. Ce kit de secours comprend une dose auto-injectable d’adrénaline afin de dilater les bronches, d’augmenter le rythme cardiaque et la pression artérielle. Ne jamais oublier de signaler à l’établissement scolaire l’allergie d’un enfant surtout si elle est importante. La liste des aliments à éviter dans les repas consommés à la cantine doit être intégrée au projet d’accueil individualisé (PAI) de l’enfant.

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