L’eau s’enrichit d’une microflore au fil de son voyage

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Les eaux vont ainsi progressivement s'infiltrer dans une roche perméable, la dolomie.
Les eaux vont ainsi progressivement s'infiltrer dans une roche perméable, la dolomie. © Laboratoires Pierre Fabre

L’eau thermale d’Avène doit ses propriétés à sa composition unique. Sa réputation thérapeutique est reconnue depuis 1736 et prouvée scientifiquement. Des vertus puisées au cours du long voyage qu’effectue cette eau précieuse et secrète jusqu’à la source. Le responsable du laboratoire de l’eau, nous raconte ce trajet de plus d’un demi-siècle vers les profondeurs.

Quelle est la genèse de l’eau d’Avène ?

D’abord, il y a la pluie. Cette eau tombe sur une zone appelée impluvium, d’environ 20 km², qui permet de recueillir les eaux en surface pour les diriger vers le réservoir souterrain. Les eaux vont ainsi progressivement s’infiltrer dans une roche perméable, la dolomie. Elles entament un long trajet souterrain au cours duquel elles se chargent en minéraux et oligoéléments. Progressivement, au fil de cette descente à plus de 1 500 m de profondeur, l’eau va se réchauffer pour atteindre 60 à 65 °C. Par un phénomène naturel appelé thermosiphon, ces masses chaudes seront poussées vers la surface et remonteront jusqu’à la source à travers les fracturations de la roche.

Qu’est-ce qui fait la signature de cette eau thermale ?

L’eau thermale d’Avène doit ses propriétés à un double patrimoine. D’une part, elle bénéficie d’une composition unique et invariable en minéraux – bicarbonate, calcium, magnésium – et oligoéléments. D’autre part, sa teneur en minéraux est faible, équilibrée, et surtout parfaitement constante. La raison ? La durée du séjour souterrain qui, pour l’eau d’Avène, est supérieure à cinquante ans. De plus, l’eau s’enrichit au fil de ce voyage d’une microflore présente naturellement dans le sous-sol. C’est dans cette microflore qu’a été isolée l’Aquaphilus dolomiae, dont les substances actives ont démontré leurs effets apaisants sur la peau. C’est ce qui fait sa signature biologique.

Comment protéger ce patrimoine ?

Nous avons la grande chance que l’impluvium soit recouvert à 80 % de forêts, procurant ainsi une excellente protection naturelle, par la filtration de l’eau et par l’absence d’activité humaine extensive. Par ailleurs, le site est inclus dans le parc naturel régional du Haut-Languedoc. L’espace est très préservé avec peu de populations, donc un faible risque de pollution. Enfin, en surface, pour éviter tout risque de contamination, nous avons mis en place deux captages, qui descendent entre 80 et 160 m. Nous récupérons ainsi l’eau dans les meilleures conditions pour alimenter l’unité de production et la station thermale d’Avène.

TAGS: Dermo-Cosmétique

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