Bouger pour mieux se soigner

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Bouger contribue à faire baisser le taux d’œstrogènes dans le sang et le taux d’insuline. © Getty Images

Pour combattre une maladie grave et se réapproprier son corps, il est important de faire de l’exercice. Encore faut-il connaître les précautions à prendre et combattre ses éventuelles réticences.

Pas facile en effet de se motiver pour bouger, quand on est en plein traitement contre le cancer ou une autre maladie chronique ou invalidante. Pourtant, contrairement aux idées reçues, le sport ne fatigue pas. « Que l’on soit malade ou pas, on est toujours content de s’être dépensé, même si c’est difficile de s’y mettre, observe Cédric Heidet, responsable marketing oncologie. Plutôt que de parler de sport, mieux vaut parler d’activité physique. Il s’agit d’augmenter ses dépenses énergétiques, de façon modérée, afin de lutter contre la sédentarité. »

De nombreux bénéfices

Bouger contribue à faire baisser le taux d’œstrogènes dans le sang et le taux d’insuline (lesquels sont à l’origine de croissances tumorales). « Par ailleurs, les patients retrouvent une meilleure qualité de sommeil. Sans compter que faire de l’exercice optimise la réponse aux traitements et limite le risque de récidive », ajoute Cédric Heidet. Il y aurait entre 40 et 50 % de rechutes en moins pour les patients atteints d’un cancer à partir du moment où ils ont une activité physique régulière, intense et structurée. Mais précisément, à quel rythme et pendant combien de temps faut-il pratiquer ? « Idéalement deux fois par semaine, pendant 30 minutes minimum, et pendant plusieurs mois. Plus on commence tôt, plus les effets seront bénéfiques », précise l’expert. Attention, il ne s’agit pas pour autant de se lancer dans un footing ou une partie de tennis sans avoir consulté au préalable. Il recommande de faire valider par son professionnel de santé le sport qui paraît le plus adapté. « Il est souhaitable de réaliser un bilan de ses capacités physiques d’une part, et d’être encadré par des éducateurs spécialisés d’autre part. C’est l’activité physique qui doit s’adapter aux besoins de chaque patient, pas l’inverse », précise-t-il.

Le plaisir avant tout

Oui, mais vers quelles activités se tourner ? À ses yeux, la réponse est très claire : « Il faut se faire plaisir ! » Quitte à ce que ne soit pas un « sport » à proprement parler. « Bricolage, jardinage… à chacun de choisir en fonction de ses capacités et de sa motivation », explique Cédric Heidet. Dès l’instant où les muscles sont sollicités, c’est en partie gagné ! Autre précaution importante : « Augmenter progressivement l’intensité et respecter l’échauffement, les pauses et l’étirement. » À noter : l’essor du Do In, une discipline ancienne d’automassage, composée de techniques corporelles et mentales. Cette sorte d’autoshiatsu est très pertinente pour les femmes en rémission d’un cancer du sein. Il convient donc d’identifier l’activité physique qui nous correspond, afin de pouvoir s’y consacrer régulièrement, car comme le rappelle Cédric Heidet, « le plus dur n’est pas tant de commencer, mais de persévérer dans la durée ! » 

TAGS: Activités sportives, Cancer

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