Comment lutter contre les allergies ?

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Depuis une vingtaine d’années, la prévalence de la rhinite allergique a augmenté. © Getty images

Les rhinites allergiques (rhumes des foins) se font de plus en plus présentes notamment lors de la saison estivale. Heureusement, des traitements permettent de réduire et soigner les symptômes de l’allergie.

Depuis une vingtaine d’années, la prévalence de la rhinite allergique a augmenté. Aujourd’hui, 1 Français sur 3 souffre de rhinite allergique. Les adolescents et les jeunes adultes sont par ailleurs les plus touchés.

Ai-je des symptômes de rhino-conjonctivites allergiques ?

La rhinite allergique se manifeste par trois symptômes principaux : éternuements, écoulement nasal clair, obstruction ou congestion nasale (nez bouché). D’autres symptômes peuvent y être associés comme des maux de tête, une conjonctivite, des troubles de l’odorat, une toux sèche, ou encore une fatigue chronique. Les pollens de graminées sont les allergènes en cause dans plus de la moitié des rhino-conjonctivites allergiques. On parle alors de rhume des foins. Cependant, il existe d’autres allergènes responsables de rhinite allergique persistante (toute l’année) comme par exemple les acariens, ou les moisissures. Trop souvent banalisée, la rhinite allergique non traitée peut pourtant avoir de sérieuses conséquences sur la vie personnelle et professionnelle.

Limiter son exposition aux allergènes fait partie de la prise en charge

« Le premier traitement est l’éviction des allergènes », informe le Dr Jean-François Fontaine, allergologue au CHU de Reims et Président de l’Association Nationale de Formation Continue en Allergologie (ANAFORCAL). Il est cependant quasiment impossible de réaliser une éviction totale des pollens de graminées. Mais des gestes simples permettent de limiter son exposition à cet allergène lors des pics polliniques. Comment ? Évitez les promenades dans les champs par temps sec et ensoleillé, car le taux de pollens dans l’air est important. N’aérez pas votre intérieur en milieu de matinée et en début d’après-midi, moments où les concentrations dans l’air des pollens sont importantes. Et pensez à vous laver chaque jour les cheveux le soir « pour éliminer les pollens qui se sont déposés sur votre cuir chevelu et qui pourraient se disséminer dans la literie ».

Des médicaments pour réduire et soulager les symptômes des rhinites allergiques

Des traitements sont en général nécessaires pour diminuer les symptômes de l’allergie et améliorer sa qualité de vie. « Ils doivent être pris dès les premiers symptômes », indique le Dr Fontaine. Les antihistaminiques par voie orale sont notamment les premiers traitements préconisés pour soulager les patients en bloquant l’action de l’histamine. Ils agissent rapidement sur l’écoulement et les démangeaisons nasales, fréquents dans les rhinites allergiques. Par ailleurs, les corticoïdes, en suspension nasale, sont quant à eux préconisés en cas de réactions plus sévères. Leur actions se porte sur l’inflammation locale. Ils sont actifs sur tous les symptômes de la rhinite allergique et en particulier sur l’obstruction nasale. Enfin, des collyres anti-dégranulants ou antihistaminiques peuvent être prescrits pour diminuer les symptômes oculaires.

« Mieux vaut consulter son médecin traitant avant de prendre un traitement pour être sûr que l’on souffre bien de rhino-conjonctivite allergique et éliminer un éventuel asthme associé », conseille le Dr Jean-François Fontaine. Lorsque vous présentez une rhinite allergique sévère, il est recommandé de recourir à la désensibilisation des pollens, seul traitement de la cause. La désensibilisation se fait désormais essentiellement par voie sublinguale sur une durée de trois ans », termine l’allergologue.

 

TAGS: Allergie respiratoire, Antihistaminiques, Rhinite allergique, Rhume des foins

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