Filtres solaires : quelles solutions pour réduire l’impact sur les océans ?

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Partout dans le monde, des scientifiques planchent sur de nouvelles formules. © Getty Images

De plus en plus écoresponsables, les produits solaires font leur révolution. Soucieuse de son impact environnemental, l’industrie cosmétique repense ses compositions.

Chaque année, les filtres solaires sont montrés du doigt pour leur impact sur l’environnement par différents articles de presse . A ce jour il est difficile d’y voir clair devant le manque de preuves scientifiques et d’études crédibles et complètes sur le sujet. Certains filtres solaires, notamment la benzophénone-3 et l’octocrylène, peuvent en effet être nocifs pour le corail, les micro-algues et les organismes marins dans leur ensemble (moules, huîtres, etc.). L’industrie cosmétique, soucieuse de son impact environnemental, a mis en place ces dernières années de nombreuses mesures écoresponsables. Et repensé la conception de ses produits.

Des solutions innovantes

Partout dans le monde, des scientifiques planchent sur de nouvelles formules. La tendance est à des ingrédients plus naturels et à un usage moindre des silicones, lesquels se biodégradent très difficilement dans l’environnement. Les laboratoires optent souvent pour une liste d’ingrédients plus courte. Eau Thermale Avène, par exemple, dans la gamme orange, a réussi à n’assembler que quatre filtres, là où la majorité des produits en contiennent huit, en gardant un niveau de photoprotection optimal. La marque utilise aussi des filtres qui ne sont pas solubles dans l’eau, et qui sont ainsi plus difficiles à assimiler par les organismes marins. Pour témoigner de leur intérêt pour le respect de la biodiversité, Les Laboratoires dermatologiques Avène sont mécènes de « Pur Projet », une entreprise qui accompagne les entreprises dans l’intégration de la problématique du climat au cœur de leur chaîne de valeur, afin de régénérer, dynamiser et préserver les écosystèmes dont nous dépendons. Plus précisément, la marque soutient la reconstitution de la barrière de corail à Bali en construisant une structure artificielle favorisant la fixation des minéraux présents dans l’eau. La prise de conscience est réelle. En août dernier, la secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson, annonçait d’ailleurs le lancement d’un programme destiné à identifier les produits chimiques toxiques pour les coraux.

Si le respect de la biodiversité doit être prise en considération, il n’en demeure pas moins qu’il convient de se protéger des rayons UV dans un contexte où les cas de cancers de la peau sont en augmentation. L’écoconception des produits solaires cherche à répondre à la nécessité d’un équilibre  entre ces deux grands enjeux.

TAGS: Beauté responsable, Cancer, Environnement, Protection solaire

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