Les nouvelles thérapies du cancer

© Laurent Galaup Vent d'Autan

Immunothérapie ou immuno-oncologie, biochimiothérapies ou thérapies ciblées… De récentes découvertes scientifiques et progrès médicaux offrent de nouveaux espoirs dans le traitement du cancer, ou plutôt DES cancers. Voici deux raisons de se réjouir.

En 2012, 8,2 millions de personnes dans le monde décédaient d’un cancer, soit 8% de plus qu’en 2008. 385 000 nouveaux cas de cancer par an sont estimés en France et 150 000 décès surviennent par cancer. Ces chiffres en constante hausse qui inquiètent l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). D’autant plus qu’avec l’augmentation et le vieillissement de la population, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) table sur 19,3 millions de cas en 2025. Heureusement, la recherche gagne, elle aussi, du terrain.

Immunothérapie : le nouvel espoir

Guérir le cancer en renforçant le système immunitaire des malades ? Il fallait y penser. Plusieurs équipes de recherche médicale à travers le monde l’ont fait. Ainsi, depuis l’été dernier, un médicament d’immunothérapie bénéficie d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) en Europe, afin de traiter les patients atteints de « cancer du poumon non à petites cellules » (CBNPC) après une chimiothérapie classique. Plusieurs essais cliniques ont, par ailleurs, prouvé leur efficacité dans le traitement de certains cancers agressifs de la peau.

Récemment, des chercheurs de la Thomas Jefferson University (Philadelphie) ont démontré que la combinaison de deux médicaments elle-même couplée à la radiothérapie, pouvait venir à bout de cancers du poumon résistants aux traitements. Un résultat d’une importance capitale dans la mesure où ce cancer (responsable d’1 décès par cancer sur 5 en Europe) ne connaît toujours pas de traitement efficace en dépit d’avancées majeures pour certains sous-types génétiques.

Immuno, késako ?

Le principe de l’anticorps monoclonal de l’immunothérapie ? Inhiber l’interaction des protéines exprimées en surface des cellules tumorales pour se camoufler et ainsi échapper aux lymphocytes chargés de les éradiquer. Grâce aux molécules de l’immunothérapie, les cellules cancéreuses redeviennent visibles par le système immunitaire qui peut alors les combattre. Plus efficace et moins toxique, l’avenir semble prometteur.

L’autre nouveauté, les thérapies ciblées

Diriger une thérapie de façon bien spécifique contre l’anomalie moléculaire intervenant dans le développement de la tumeur, c’est le principe des nouvelles thérapies ciblées. À chaque nouvelle mutation identifiée d’un gène, responsable de la fabrication de la « fausse » protéine visant à échapper aux lymphocytes, correspond son médicament. Actuellement, 2 000 anticancéreux sont en développement dont 1 000 en phase clinique. Un vrai traitement de précision, adapté à chaque patient. Le seul bémol de cette recherche reste le coût très élevé de ces innovations…

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