Probiotiques, sont-ils présents dans mes cosmétiques ?

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La couche cornée, composée de cellules non vivantes, est dotée de certains mécanismes de perception.
La couche cornée, composée de cellules non vivantes, est dotée de certains mécanismes de perception. © Laurent Galaup

La peau se défend mieux des agressions extérieures avec l’aide du microbiote cutané, la flore microbienne de la peau.

Bactéries, levures, champignons, virus… Et si tous ces méchants envahisseurs étaient en réalité la clé d’une peau radieuse et en parfaite santé ? C’est ce que démontrent un grand nombre d’études en dermocosmétique sur le microbiome (du grec micro = « petit » et bios = « la vie »).

La première ligne de défense de la peau est l’épiderme

« Le microbiote cutané, c’est la flore microbienne de la peau, tandis que le microbiome désigne davantage la somme des génomes de ces micro-organismes vivants », explique Daniel Redoulès, responsable des projets prospectifs portant sur le microbiote au sein des Laboratoires Pierre Fabre. Pour poser les bases, il faut savoir que la première ligne de défense de la peau est l’épiderme. Et notamment la couche cornée, sorte de « carapace momifiée », composée de cellules non vivantes mais dotée de certains mécanismes de perception. Ces milieux, colonisés dès la naissance par de nombreux germes de l’environnement, doivent donc mettre en place tout un écosystème qui va jouer un rôle crucial dans le développement de nos défenses immunitaires. C’est ce qui va définir notre seuil de tolérance et notre réponse à tout ce qui est extérieur à nous.

Un microbiome cutané équilibré va mieux protéger la peau

Une peau qui se défend bien contre les agressions externes est une peau qui va bien… et cela se voit. « La comparaison avec le microbiote de l’intestin est intéressante car on sait qu’une flore intestinale déséquilibrée peut jouer un rôle dans l’obésité, voire dans des pathologies du type allergique », souligne Daniel Redoulès.

« Des travaux ont montré qu’au cours d’une poussée inflammatoire de dermatite atopique, on retrouve à la surface de la peau une prédominance de Staphylocoque aureus conduisant à l’élimination des autres espèces présentes. Ce qui démontre le lien entre colonisation microbienne et poussées inflammatoires. Cela confirme le rôle du microbiote cutané sur la réponse immunitaire et la fonction barrière. » Un microbiome cutané équilibré va ainsi mieux protéger la peau des agressions extérieures. D’où la nécessité de préserver les milliards de bactéries présentes sur l’épiderme pour maintenir une peau en bonne santé. Mais comment ?

La plupart des marques ont banni les tensioactifs agressifs de leurs formules

Certains d’entre nous consomment déjà des probiotiques pour renforcer la flore intestinale, mais que fait-on pour sa peau ? Pas grand-chose. Pourtant, alors que la plupart des marques ont déjà banni les tensioactifs agressifs de leurs formules, certaines suppriment les conservateurs et utilisent des extraits de bactéries probiotiques.

TAGS: Dermo-Cosmétique, Plantes

En savoir plus

 

De façon générale, on évite tout ce qui peut nuire aux « bons microbes » présents à la surface de la peau. Au savon de Marseille et aux produits lavants alcalins (au pH basique), on préfère ceux qui respectent le pH légèrement acide de la peau.

On proscrit l’eau trop chaude pour se laver et les solutions bactéricides pour se désinfecter les mains. Enfin, on privilégie les formules crème et lait plutôt que les produits trop moussants souvent riches en tensioactifs…

Nos microbes nous diront merci, et notre peau aussi !

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