Sportifs, et si vous preniez davantage soin de votre bouche ?

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Les athlètes recourent instinctivement à deux attitudes : l'apnée et le serrage des mâchoires.
Les athlètes recourent instinctivement à deux attitudes : l'apnée et le serrage des mâchoires. © Luna Vandoorne

On ne cessera jamais de vanter les mérites d’une activité sportive régulière. À condition que cette dernière s’accompagne de bonnes habitudes pour préserver une santé bucco-dentaire mise à rude épreuve chez certains sportifs.

Les sportifs pratiquant des sports de contact ou de combat sont évidemment les plus directement exposés aux problèmes bucco-dentaires en raison de la fréquence et de la violence des chocs sur leur denture. Ainsi, au rugby, les traumatismes bucco-dentaires représentent 5 accidents sur 100 selon une étude menée par des dentistes (H. Vidalin, J.-F. Batisse, J.-F. Georges, Lésions bucco-dentaires en pratique sportive, GREMAPE, 1998).

Dès le plus jeune âge, il est donc primordial de sensibiliser les sportifs au port d’un protège-dents adapté. Les débutants peuvent se procurer un protège-dents simple ou double en magasin spécialisé. Les amateurs et les professionnels privilégieront une protection réalisée  sur mesure par un chirurgien-dentiste. Le confort et l’efficacité en seront améliorés !

Le clenching, contraction de la musculature à l’origine de félures

Ce terme désigne la contraction de la musculature de la mandibule (mâchoire inférieure) lors d’un effort de puissance comme l’haltérophilie, le rugby, le sprint, la boxe… En effet, pour développer une force musculaire importante, les athlètes recourent instinctivement à deux attitudes : l’apnée et le serrage des mâchoires. Et là, le problème surgit. Cette contraction répétée peut modifier l’occlusion dentaire (la façon dont nos deux arcades « s’emboîtent »), ainsi que la position de la mandibule. Elle provoquerait, de surcroît, des gingivites, des fêlures, l’usure de l’émail, voire même des fractures de dents. Mais, pas d’inquiétude : porter une « plaque » occlusale (autrement dit une « gouttière ») permet, en effet, d’amortir les chocs interdentaires dus à la crispation.

Mieux vaut se rincer la bouche à l’eau après avoir consommé du sucre

Prises alimentaires plus fréquentes, gels de resucrage (petites dosettes concentrées en sucre pour apporter un regain d’énergie durant l’épreuve) et boissons énergétiques constituent autant de sources de sucre et d’acidité propices au développement des caries et à l’érosion des dents. Bien évidemment, les cyclistes ou les coureurs ont difficilement l’occasion de se brosser les dents lors d’une course ou un marathon. Cependant, ils peuvent se rincer la bouche à l’eau (non sucrée !) ou mâcher un chewing-gum (sans sucre !) juste après avoir consommé du sucre. L’idéal étant toujours le même, limiter les effets néfastes (caries et érosions) de ces prises alimentaires sur les dents.

Une infection dentaire ou parodontale entretient l’inflammation

En passant dans le sang, certaines bactéries responsables d’infections bucco-dentaires vont se fixer sur un tissu déjà fragilisé comme un tendon ou un muscle lésé, se surajoutant ainsi à l’inflammation locale. Résultat, l’infection dentaire ou parodontale entretient l’inflammation. Les médecins du sport constatent d’ailleurs régulièrement qu’un athlète souffrant d’une tendinite récidivante et récalcitrante présente souvent de nombreuses caries et des maladies des gencives. Pour accélérer et favoriser la guérison, une visite chez le chirurgien-dentiste permet généralement de régler le problème. Moralité : soignez vos dents et vos gencives pour performer !

Un suivi annuel vivement conseillé

D’autres facteurs sont à prendre en compte lors d’une activité sportive répétée en extérieur. Ainsi, le froid (alpinistes, skieurs), les pressions et décompressions successives des sports subaquatiques (plongée) ou d’altitude (parachutisme, alpinisme) multiplient les risques d’être confronté à un problème bucco-dentaire. Pour les prévenir au mieux, un suivi annuel, voire biannuel est nécessaire… histoire de dépister toute carie ou pathologie qui pourrait s’aggraver avec les variations barométriques.

Et pour éviter les risques liés au port d’embout buccal des bouteilles de plongée, on peut faire réaliser un embout individuel anatomique.

TAGS: Alimentation, Dents

Bon à savoir

 

La respiration buccale adoptée lors d’efforts physiques prolongés favorise un assèchement de la bouche empêchant ainsi l’action mécanique (de nettoyage) et antibactérienne de la salive. Résultat : une situation à risque pour les dents et les gencives. Il peut donc être utile de réapprendre à respirer par le nez.

Alors faire du sport, d’accord, mais à condition d’être suivi par un chirurgien-dentiste d’abord !

Êtes-vous un champion de la santé bucco-dentaire ?

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www.arthrodontgamme.com/sport-et-hbd

 

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